Modélisation de système synthétique pour la production de biohydrogène

Doctorant : Nicolas FONTAINE
Directeur de thèse : GRODIN-PEREZ Brigitte
co-directeur de thèse : Bernard OFFMANN , Professeur Université
Financement :
Date de la soutenance : lundi 28 septembre 2015, 00h00
Modalité :
Jury :
  • Président de jury : CADET Frédéric
  • Rapporteur : SINOQUET Christine
  • Rapporteur : FAULON Jean-Loup
  • Directeur de thèse : GRODIN-PEREZ Brigitte
  • co-directeur de thèse : Bernard OFFMANN , Professeur Université

L’épuisement annoncé dans les prochaines décennies des ressources fossiles qui fournissent actuellement plus de 70% du carburant consommé dans les transports terrestres, aériens et maritimes au niveau mondial, incite à l’identification et le développement de nouvelles sources d’énergies renouvelables. La production de biocarburants issue de l’exploitation de la biomasse représente une des voies de recherche les plus prometteuses. Si la première génération des biocarburants (production à partir de plantes sucrières, de céréales ou d’oléagineux) atteint ses limites (concurrence avec les usages alimentaires, en particulier), la deuxième génération, produite à partir de ressources carbonées non alimentaires (lignocellulosique, mélasse, vinasse…), pourrait prendre le relais, une fois que les procédés de conversion seront suffisamment maîtrisés. À plus long terme, une troisième génération pourrait voir le jour, qui reposerait sur l’exploitation de la biomasse marine (microalgues, en particulier) mais où de nombreux verrous restent toutefois à lever : optimisation des procédés de culture et de récolte, extraction à coût réduit, optimisation des voies métaboliques etc. Il est à retenir que la stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI) a retenu quatre « domaines clés » pour l’énergie : le nucléaire, le solaire photovoltaïque, les biocarburants de deuxième génération et les énergies marines. Ceux-ci sont complétés, au nom de leur contribution potentielle à la lutte contre le changement climatique, par le stockage du CO2, la conversion de l’énergie (dont les piles à combustible) et l’hydrogène. Le présent projet de recherche s’intéresse à explorer des voies d’amélioration de l’efficacité de la biotransformation de matière organique non alimentaire de nature industrielle en biocarburants de deuxième génération. En particulier, on s’intéressera à deux aspects complémentaires : l’optimisation des organismes microbiens et des voies métaboliques pour l’amélioration du rendement biologique de fabrication de biocarburants ; l’optimisation des procédés de mise en culture des microorganismes et d’extraction des biocarburant. Le projet de thèse consiste à mettre en œuvre les biotechnologies blanches, la biologie de synthèse et le génie des procédés pour la caractérisation de souches bactériennes, de leurs voies métaboliques et de prototypes expérimentaux pour la fabrication de biocarburants, de méthane et d’hydrogène à partir de rejets provenant de l’industrie sucrière de La Réunion, à savoir la mélasse ou la vinasse. Ce projet permettrait d’envisager de nouvelles perspectives de valorisation pour ces déchets industriels et de participer à la construction, à terme, d’une industrie réunionnaise durable des biocarburants et de l’hydrogène.


Lien

description_de_ton_image