Boucles de rétroaction éco-évolutives et génomiques chez les plantes parasites

  • Conférencier : Professeur Susann WICKE
  • Université Humboldt de Berlin
  • Invité(e) par :
  • Date : 30/11/2021 11:00
  • Chez les plantes, la transition d’un mode de vie libre au parasitisme (spoliation de l’eau et des nutriments d’une autre plante) offre un avantage éco-évolutif important dans des environnements hautement compétitifs et pauvres en ressources. La transition des plantes vers un mode de vie non photosynthétique entraîne des changements morphologiques extrêmes et des reconfigurations génétiques massives. Cet exposé explore la progression du syndrome de réduction parasitaire au niveau génétique et explique comment le parasitisme affecte les modèles de diversification. La diversité naturelle des spécialisations parasitaires et des tests d’hypothèses phylostatiques révèlent que l’établissement d’un parasitisme obligatoire déclenche des reconfigurations génomiques. Après la perte éventuelle de la photosynthèse, les modifications fonctionnelles-génomiques progressent rapidement, accompagnées d’une accélération progressive des taux d’évolution moléculaire. La transition vers un parasitisme obligatoire déclenche apparemment une boucle de rétroaction éco-évolutive qui affecte tous les compartiments génomiques, ce qui pourrait favoriser la spécialisation trophique. Dans ce cas, les modèles de diversification changent « en route vers » l’holoparasitisme, ce qui nous amène à supposer que la diversification des parasites est co-façonnée par une dépendance croissante envers leurs plantes hôtes, ce qui crée une barrière isolante absente des plantes ordinaires.